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		<title>People and Baby &#224; Chantepie</title>
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		<description>Nous avons appris r&#233;cemment que la soci&#233;t&#233; people and baby risquait d'obtenir une d&#233;l&#233;gation de service public dans le domaine de la petite enfance dans la commune de Chantepie. Nous d&#233;non&#231;ons les m&#233;thodes de management de cette entreprise qui, non contente de ne pas respecter le droit syndical dans ses cr&#232;ches &#224; Paris, a &#233;t&#233; jusqu'&#224; licencier 3 de ses salari&#233;es syndiqu&#233;es &#224; la CNT. Licenciements faisant suite &#224; un mouvement de gr&#232;ve. Licenciement dont le caract&#232;re cons&#233;cutif &#224; la gr&#232;ve n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; (...)

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Nous avons appris r&#233;cemment que la soci&#233;t&#233; people and baby risquait d'obtenir une d&#233;l&#233;gation de service public dans le domaine de la petite enfance dans la commune de Chantepie. Nous d&#233;non&#231;ons les m&#233;thodes de management de cette entreprise qui, non contente de ne pas respecter le droit syndical dans ses cr&#232;ches &#224; Paris, a &#233;t&#233; jusqu'&#224; licencier 3 de ses salari&#233;es syndiqu&#233;es &#224; la CNT. Licenciements faisant suite &#224; un mouvement de gr&#232;ve. Licenciement dont le caract&#232;re cons&#233;cutif &#224; la gr&#232;ve n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; l'inspection du travail.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;En soutien &#224; la section people and baby du syndicat sant&#233; social de la CNT, l'UL du bassin de Rennes des syndicats de la CNT demande &#224; la municipalit&#233; de Chantepie de prendre en consid&#233;ration les actes anti sociaux de cette entreprise dans sa gestion du personnel : le non respect des libert&#233;s syndicales de cette entreprise est scandaleux. Nous invitons aussi les conseillers municipaux, les services et personnels de mairie &#224; r&#233;fl&#233;chir aux cons&#233;quences de gestion aussi d&#233;sastreuse en termes sociaux et humains dans un service ou ces pr&#233;occupations doivent &#234;tre au centre : celui de la petite enfance. De bonnes conditions de travail pour l'accueil des enfants. Voil&#224; juste ce que r&#233;clamaient ses salari&#233;es !&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pour alimenter le d&#233;bat sur l'identit&#233; nationale fran&#231;aise...</title>
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&lt;img src='http://breizh.syndicaliste.fr/IMG/jpg/Colon_porte_par_des_noirs.jpg' width='520' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vivons-nous encore dans une soci&#233;t&#233; de classes ?</title>
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<category domain="http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?rubrique22">Formation SR</category>


		<description>D&#233;savantage social, conversion d'une partie des cat&#233;gories sup&#233;rieures &#224; la culture de la performance, r&#233;ticence d'une partie des cat&#233;gories modestes &#224; des politiques trop orient&#233;es en direction des plus pauvres. Tels sont les trois faits qui, selon Olivier Schwartz, peuvent constituer des sources de difficult&#233;s pour reconstruire une cit&#233; de semblables. De ce panorama, il ressort que la France est &#224; la fois plus et moins une soci&#233;t&#233; de classes qu'il y a une quarantaine d'ann&#233;es. &lt;br /&gt;La question de la (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;D&#233;savantage social, conversion d'une partie des cat&#233;gories sup&#233;rieures &#224; la culture de la performance, r&#233;ticence d'une partie des cat&#233;gories modestes &#224; des politiques trop orient&#233;es en direction des plus pauvres. Tels sont les trois faits qui, selon Olivier Schwartz, peuvent constituer des sources de difficult&#233;s pour reconstruire une cit&#233; de semblables. De ce panorama, il ressort que la France est &#224; la fois plus et moins une soci&#233;t&#233; de classes qu'il y a une quarantaine d'ann&#233;es.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question de la d&#233;mocratie qui nous est pos&#233;e aujourd'hui, c'est au fond celle de savoir dans quelle mesure nous sommes aujourd'hui capables, pour reprendre une expression de Robert Castel, de continuer &#224; former, ou de recommencer &#224; former une soci&#233;t&#233; qui soit une &#171; soci&#233;t&#233; de semblables &#187;. Une soci&#233;t&#233; de semblables, c'est-&#224;-dire une soci&#233;t&#233; qui soit vraiment capable d'int&#233;grer l'ensemble de ses membres, et qui se donne les moyens de contenir au maximum les in&#233;galit&#233;s. Pour contribuer &#224; la discussion sur cette question, je voudrais simplement ici proposer trois observations factuelles et une remarque &#233;pist&#233;mologique. Les trois observations porteront sur des faits qui peuvent constituer aujourd'hui des sources de difficult&#233;s, des obstacles pour aller pr&#233;cis&#233;ment dans ce sens, celui de la refondation d'une cit&#233; de semblables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour que mon propos soit sans ambigu&#239;t&#233;, il va de soi que j'adh&#232;re compl&#232;tement et pleinement &#224; cet objectif &#224; la fois civique et politique. Ma seule pr&#233;occupation est de m'arr&#234;ter sur des faits qui peuvent faire difficult&#233; dans cette voie, et sur lesquels il faut par cons&#233;quent r&#233;fl&#233;chir. Ces faits, ces observations, ne pr&#233;tendent nullement &#234;tre exhaustifs. Il y aurait certainement bien d'autres &#233;l&#233;ments &#224; mentionner. J'ai par contre d&#233;lib&#233;r&#233;ment choisi trois faits qui vont me conduire &#224; me situer &#224; des niveaux diff&#233;rents de la hi&#233;rarchie sociale.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Extension du domaine du d&#233;savantage social&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le premier fait est &#8211; malheureusement &#8211; d'une grande banalit&#233; : il s'agit de l'ampleur qu'a atteint, dans notre soci&#233;t&#233;, ce que l'on peut appeler le ph&#233;nom&#232;ne du d&#233;savantage social, le ph&#233;nom&#232;ne que repr&#233;sente l'existence de &#171; groupes d&#233;savantag&#233;s &#187;. J'entends par l&#224; des groupes dont les membres sont en situation vuln&#233;rable, sont expos&#233;s au ch&#244;mage, &#224; la pr&#233;carit&#233;, aux emplois durs et mal r&#233;mun&#233;r&#233;s, &#224; la rel&#233;gation dans certains cas&#8230; Lorsque l'on regarde la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise telle qu'elle est aujourd'hui (et de ce point de vue, je suis profond&#233;ment d'accord avec les critiques que Louis Chauvel n'a cess&#233; de formuler, ces derni&#232;res ann&#233;es, contre la th&#233;matique de la moyennisation [1]), on ne peut pas ne pas &#234;tre frapp&#233; par l'&#233;tendue du ph&#233;nom&#232;ne et par le nombre de groupes qu'il affecte. Il y a d'une part tout un pan des salari&#233;s d'ex&#233;cution du secteur priv&#233; : ces ouvriers frapp&#233;s, aujourd'hui plus que jamais, par le ch&#244;mage, la marginalisation, le fait de travailler dans des entreprises en d&#233;clin, et plus largement par tout ce processus de d&#233;t&#233;rioration de la condition ouvri&#232;re sur lequel, depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224;, des travaux de sociologues ont attir&#233; l'attention ; ces salari&#233;s occupant, dans les services et le tertiaire, ce qu'il est convenu d'appeler les emplois peu qualifi&#233;s&#8230; Tout un pan du salariat d'ex&#233;cution du priv&#233; est aujourd'hui en situation de d&#233;savantage social.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et par ailleurs, il y a les jeunes. Les jeunes de familles populaires, bien s&#251;r, d'abord et avant tout, et notamment les jeunes issus de l'immigration. Mais c'est aussi toute une partie des jeunes dipl&#244;m&#233;s de l'universit&#233; qui rencontre, aujourd'hui, on le sait, de grandes difficult&#233;s pour acc&#233;der &#224; l'emploi, et qui n'y parvient que dans des conditions pr&#233;caires, marqu&#233;es par le d&#233;classement&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De la politique de l'excellence aux in&#233;galit&#233;s intracat&#233;gorielles
La deuxi&#232;me observation que je voudrais faire, pour me d&#233;placer dans la hi&#233;rarchie sociale, concerne les cat&#233;gories sup&#233;rieures. Il me semble qu'il y a aujourd'hui un trait assez largement commun &#224; la culture d'une grande partie de ces cat&#233;gories, en tout cas si l'on consid&#232;re les fractions de ces cat&#233;gories occupant des positions dirigeantes. Cet aspect, c'est l'importance qu'a prise, dans ces cat&#233;gories, la culture de l'excellence, de la performance, de la comp&#233;tence. Au coeur de cette culture, il y a une id&#233;e qui concerne la gouvernance des entreprises et des organisations. C'est l'id&#233;e qu'il faut aller vers une gouvernance qui, beaucoup plus qu'elle ne l'a fait jusqu'ici, valorisera la performance et l'excellence, individualisera les carri&#232;res offertes aux uns et aux autres, et ceci en fonction des performances, des comp&#233;tences, des r&#233;sultats obtenus par les uns et par les autres. Il me para&#238;t assez clair que cette conception de la gouvernance est aujourd'hui un &#233;l&#233;ment central de la culture des cat&#233;gories dirigeantes. Une caract&#233;ristique de cette culture est qu'elle peut &#234;tre tout &#224; fait favorable, d'un c&#244;t&#233;, en tout cas sur le principe, &#224; des mesures visant &#224; lutter contre les in&#233;galit&#233;s et les discriminations li&#233;es &#224; l'origine (par exemple &#224; l'origine ethnique) ; mais d'un autre c&#244;t&#233;, elle est profond&#233;ment favorable &#224; l'introduction, dans les entreprises et les organisations, d'un surcro&#238;t d'in&#233;galit&#233;s en fonction du &#171; m&#233;rite &#187; et des performances.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette conception de la gouvernance est rep&#233;rable, d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1990, dans les &#233;volutions qui affectent la gestion du personnel dans les entreprises priv&#233;es, notamment dans les grandes entreprises. Ce sont les politiques d'individualisation des r&#233;mun&#233;rations, qui se d&#233;veloppent nettement &#224; partir des ann&#233;es 1990. C'est l'apparition, dans les r&#233;flexions men&#233;es au sein du MEDEF, d'une philosophie de la gouvernance substituant la logique de la comp&#233;tence &#224; la logique de la qualification, etc. Et ce qu'il faut aussi souligner, c'est que cette philosophie est aujourd'hui &#233;galement rep&#233;rable, de mani&#232;re tr&#232;s claire, dans toutes sortes de politiques men&#233;es dans le secteur public. Sans revenir d'ailleurs sur les mouvements r&#233;cents &#224; l'Universit&#233;, il me semble, l&#224; encore, assez clair que cette conception de la gouvernance des organisations est la philosophie sur laquelle ont repos&#233; une grande partie des r&#233;formes qui ont &#233;t&#233; men&#233;es depuis deux ans &#224; l'Universit&#233; et dans le monde de la recherche.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une pr&#233;cision tout d'abord : je ne me dissimule pas que toutes ces questions sont compliqu&#233;es. Je n'ignore &#233;videmment pas que ce type de conception du fonctionnement des entreprises et des organisations, avec l'id&#233;e qu'il faut valoriser l'excellence, individualiser les trajectoires en fonction de l'&#233;valuation des performances des uns et des autres, ne manque pas d'arguments. Elle peut parfaitement se plaider et se d&#233;fendre. Il n'emp&#234;che qu'on ne peut pas ne pas constater que si la mise en &#339;uvre d'une telle philosophie devait se poursuivre, s'&#233;tendre et s'accentuer dans les prochaines ann&#233;es, dans le secteur priv&#233; comme dans le secteur public, il y aurait l&#224; un facteur assez consid&#233;rable de creusement et d'accentuation d'in&#233;galit&#233;s, non pas tant entre cat&#233;gories sociales diff&#233;rentes mais entre membres d'une m&#234;me cat&#233;gorie, ces fameuses in&#233;galit&#233;s &#171; intracat&#233;gorielles &#187; sur lesquelles de nombreux &#233;conomistes et sociologues ont r&#233;fl&#233;chi depuis une quinzaine d'ann&#233;es. Il semble bien, en effet, qu'une des &#233;volutions caract&#233;ristiques de notre soci&#233;t&#233; comme plus largement de nombreuses soci&#233;t&#233;s occidentales contemporaines est qu'aux in&#233;galit&#233;s sociales classiques, entre cat&#233;gories sociales diff&#233;rentes, s'ajoutent de plus en plus des in&#233;galit&#233;s &#171; intracat&#233;gorielles &#187;, entre membres d'une m&#234;me cat&#233;gorie socio-professionnelle. Ces in&#233;galit&#233;s ont &#233;t&#233; tr&#232;s largement caus&#233;es par l'&#233;clatement et la diversification des statuts d'emploi, mais il saute aux yeux que la politique de l'excellence, des comp&#233;tences, de la valorisation des performances et surtout de l'individualisation des trajectoires pourrait &#234;tre &#224; l'avenir un facteur extr&#234;mement important d'accentuation des in&#233;galit&#233;s intracat&#233;gorielles, et donc aussi de remise en cause des solidarit&#233;s au sein des groupes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; C'est nous qui payons pour tout le monde &#187; : la tripartition de la conscience sociale dans les cat&#233;gories modestes&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je descends maintenant, ce sera ma troisi&#232;me observation, &#224; des niveaux interm&#233;diaires de l'espace social. Je ferai bri&#232;vement r&#233;f&#233;rence &#224; une enqu&#234;te que je m&#232;ne depuis longtemps, pour m'arr&#234;ter sur l'un des constats auxquels elle m'a conduit. Je travaille depuis plusieurs ann&#233;es sur les conducteurs des bus de la RATP en r&#233;gion parisienne, ceux qu'on appelle les machinistes, c'est-&#224;-dire des gens dont on peut dire qu'ils sont &#224; la fronti&#232;re des cat&#233;gories populaires et des classes moyennes salari&#233;es. Dans la division sociale du travail au sein de leur entreprise, les conducteurs des bus de la RATP occupent une position subordonn&#233;e. Ils sont en bas de la hi&#233;rarchie : m&#234;me s'ils disposent d'une large autonomie dans la conduite de leur travail, ce sont des ex&#233;cutants, qui mettent en &#339;uvre des consignes et des t&#226;ches qui leur sont donn&#233;es par leur hi&#233;rarchie. Avec comme cons&#233;quence que, comme beaucoup d'ouvriers et d'employ&#233;s, beaucoup d'entre eux adh&#232;rent spontan&#233;ment &#224; une repr&#233;sentation binaire de la soci&#233;t&#233;, fond&#233;e sur une opposition entre le haut d'une part &#8211; les dirigeants, les puissants, ceux qui poss&#232;dent l'instruction, la puissance, l'argent &#8211; et d'autre part ceux qui sont en dessous, les simples ex&#233;cutants, les ouvriers, les employ&#233;s, ceux dont ils estiment de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale faire partie. De sorte que pendant assez longtemps, j'ai pens&#233; retrouver chez eux tous un type de repr&#233;sentation sociale dont Richard Hoggart [2] avait montr&#233;, dans des textes tr&#232;s connus, l'importance dans le monde des ouvriers et des classes populaires anglaises des ann&#233;es 1950 : une opposition entre &#171; eux &#187;, ceux du haut, et &#171; nous &#187;, ceux du bas, les ex&#233;cutants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais je me suis finalement rendu compte que pour une partie d'entre eux, les choses &#233;taient plus compliqu&#233;es, m&#234;me si c'est pour une partie d'entre eux seulement. Leur repr&#233;sentation, leur conscience du monde social &#233;tait non pas bipolaire, mais triangulaire : ils avaient le sentiment d'&#234;tre non pas seulement soumis &#224; une pression venant du haut, mais aussi &#224; une pression venant du bas, venant de plus bas qu'eux. Cette pression venant du bas, (c'est moi qui dis les choses ainsi bien s&#251;r, mais les propos qui m'ont &#233;t&#233; tenus &#224; plusieurs reprises par des conducteurs vont clairement dans ce sens), c'est par exemple l'id&#233;e qu'il y a trop de ch&#244;meurs qui non seulement n'ont pas d'emploi mais qui n'en cherchent pas, qui vivent du RMI ou des aides sociales, qui se dispensent par cons&#233;quent de chercher du travail, et qui peuvent s'en dispenser parce que d'autres paient des imp&#244;ts pour eux : d'autres qui, eux, travaillent, parmi lesquels, bien s&#251;r, les conducteurs de bus. Ou encore, ce peut &#234;tre l'id&#233;e que dans certaines familles immigr&#233;es, on vit sans travailler, gr&#226;ce aux allocations, c'est-&#224;-dire gr&#226;ce &#224; des aides sociales qui, l&#224; encore, sont financ&#233;es par ceux qui travaillent et gr&#226;ce &#224; leurs imp&#244;ts. &#192; plusieurs reprises, j'ai rencontr&#233;, chez mes enqu&#234;t&#233;s, ce sentiment d'&#234;tre l&#233;s&#233;s &#224; la fois par des d&#233;cisions qui viennent du haut mais aussi par des comportements qui viennent de ceux du bas, d'&#234;tre l&#233;s&#233;s &#224; la fois par les plus puissants et par les plus pauvres. L'un d'entre eux me disait par exemple un jour : &#171; C'est nous qui payons pour tout le monde &#187;, et il est clair qu'il avait alors en t&#234;te &#224; la fois le haut et le bas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette tripartition de la conscience sociale, les auteurs d'un livre qui s'appelle La France des petits moyens [3], qui enqu&#234;te sur de petits propri&#233;taires de pavillons en r&#233;gion parisienne, l'ont retrouv&#233;e eux aussi. Et je crois qu'elle est importante parce qu'elle constitue elle aussi une source possible de difficult&#233;s si l'on souhaite aller vers une cit&#233; plus solidaire, dans la mesure o&#249; une politique destin&#233;e &#224; venir en aide aux plus pauvres ou aux plus d&#233;munis peut &#233;ventuellement rencontrer une forme de r&#233;ticence ou d'hostilit&#233; dans une fraction des cat&#233;gories modestes qui a le sentiment qu'une partie de ses probl&#232;mes ne vient pas seulement du haut, mais pr&#233;cis&#233;ment aussi de ces plus pauvres, et qui a parfois tendance &#224; penser que ces plus pauvres, peut-&#234;tre, on les aide un petit peu trop&#8230; Telle est la repr&#233;sentation que l'on peut trouver chez une partie de ceux qui ont &#233;t&#233; appel&#233;s par les auteurs du livre les &#171; petits-moyens &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Extension du domaine du d&#233;savantage social, conversion d'une partie des cat&#233;gories sup&#233;rieures &#224; la culture de la performance et de l'excellence, r&#233;ticence d'une partie des cat&#233;gories modestes ou petites-moyennes &#224; des politiques trop orient&#233;es en direction des plus pauvres : trois faits (parmi bien d'autres&#8230;) qui peuvent constituer des sources de difficult&#233;s pour refonder ou reconstruire une cit&#233; de semblables.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Vivons-nous toujours dans une soci&#233;t&#233; de classes ?&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour terminer, je voudrais faire une remarque compl&#233;mentaire sur le terme de classes sociales. Je ne l'ai pas employ&#233; pour pr&#233;senter les trois &#233;l&#233;ments &#233;voqu&#233;s pr&#233;c&#233;demment tout simplement parce qu'il me semble que, pour l'instant, nous ne disposons pas d'une analyse de la structure de classe de la France contemporaine, d'une lecture de la France contemporaine en termes de classe qui soit satisfaisante, qui tienne compte des &#233;volutions et des transformations qui ont affect&#233; cette soci&#233;t&#233; depuis la fin des ann&#233;es 1970, et qui puisse par cons&#233;quent s'appliquer &#224; ce que cette soci&#233;t&#233; est aujourd'hui. Il me semble que si l'on veut employer le terme de &#171; classes &#187;, il faudrait que, nous, sociologues, nous nous attelions vraiment &#224; &#233;laborer un lexique et une analyse qui r&#233;pondent &#224; ces exigences.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela dit, tout cela ne veut en aucun cas dire que, de mon point de vue, cette notion de classe soit d&#233;sormais obsol&#232;te ou d&#233;pourvue de pertinence pour parler de la France contemporaine. Au contraire. Je pense, comme bien d'autres, que la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise d'aujourd'hui demeure une soci&#233;t&#233; de classes. Ou plus exactement, il me semble que l'on peut dire qu'elle l'est &#224; la fois moins et plus qu'elle ne l'&#233;tait &#224; la fin des 1970. Elle est certainement moins structur&#233;e en classes qu'il y a une trentaine ou une quarantaine d'ann&#233;es, et cela pour des raisons bien connues, notamment le fait que le sentiment d'appartenance de classe a consid&#233;rablement diminu&#233; dans les cat&#233;gories les plus modestes de la hi&#233;rarchie sociale. Il a consid&#233;rablement diminu&#233; dans le monde ouvrier et dans les cat&#233;gories populaires. On ne trouve plus majoritairement aujourd'hui un sentiment d'appartenir &#224; une classe ouvri&#232;re comme on pouvait le constater tr&#232;s majoritairement dans les ann&#233;es 1960. &#192; cela s'ajoutent de nombreux ph&#233;nom&#232;nes : l'&#233;cole et les m&#233;dias ont p&#233;n&#233;tr&#233; dans tous les milieux ; les fronti&#232;res culturelles se sont att&#233;nu&#233;es ; nous ne sommes plus du tout dans une soci&#233;t&#233; qui se caract&#233;riserait par des cultures de classes tranch&#233;es. En ce sens, &#224; bien des &#233;gards, la soci&#233;t&#233; dans laquelle nous vivons est beaucoup moins nettement structur&#233;e en classes qu'elle ne l'&#233;tait il y a une quarantaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et en m&#234;me temps, sur d'autres plans, on peut aussi dire que le caract&#232;re de classe de cette soci&#233;t&#233; s'est &#224; certains &#233;gards accentu&#233;. Non seulement les grandes in&#233;galit&#233;s sociales se sont pour l'essentiel maintenues en se d&#233;pla&#231;ant, mais il n'est pas exag&#233;r&#233; de dire que certaines se sont durcies. Les in&#233;galit&#233;s salariales, par exemple, qui baissaient dans les ann&#233;es 1960 et 1970, ne diminuent plus aujourd'hui. Plus largement, ce sont aussi certaines fronti&#232;res sociales qui se sont durcies. Une partie des cat&#233;gories populaires, par exemple, a &#233;t&#233; aspir&#233;e par des situations de pr&#233;carit&#233;, alors que, de l'autre c&#244;t&#233; de la hi&#233;rarchie sociale, les sociologues de l'urbain (on peut notamment penser ici aux travaux d'Edmond Pr&#233;teceille [4]) nous montrent qu'en termes de logement, de choix du quartier, de choix de la r&#233;sidence et du lyc&#233;e pour les enfants, les comportements d'une partie importante des cat&#233;gories sup&#233;rieures, notamment les cadres du priv&#233; et les professions lib&#233;rales, sont de plus en plus autos&#233;gr&#233;gatifs et manifestent un &#233;vitement syst&#233;matique de la mixit&#233; sociale. De nouvelles fronti&#232;res sociales sont apparues avec l'importance prise par le dipl&#244;me. Les mobilit&#233;s ouvri&#232;res dans les entreprises, par exemple, sont aujourd'hui quasiment bloqu&#233;es au-del&#224; d'un certain seuil : faute de dipl&#244;mes, il est de plus en plus difficile pour les ouvriers professionnels de sortir de la condition ouvri&#232;re. C'est en ce sens qu'il me semble que l'on peut dire que la soci&#233;t&#233; qui est aujourd'hui la n&#244;tre est &#224; la fois moins et plus, plus et moins une soci&#233;t&#233; de classes qu'elle ne l'&#233;tait il y a une quarantaine d'ann&#233;es. C'est la raison pour laquelle cette notion me para&#238;t toujours pertinente, et encore une fois, ce serait une t&#226;che urgente pour les sociologues que de construire une analyse de classe de la France contemporaine qui soit satisfaisante ; une t&#226;che intellectuellement urgente, et politiquement n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;par Olivier Schwartz [22-09-2009]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aller plus loin&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Classes, g&#233;n&#233;rations, &#226;ge &#187;, table ronde introduite et anim&#233;e par Sylvain Bourmeau, avec Louis Chauvel, Fran&#231;ois H&#233;ran et Olivier Schwartz dans le cadre du forum &#171; R&#233;inventer la d&#233;mocratie &#187;, organis&#233; par la R&#233;publique des id&#233;es en mai 2009.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;inventer la d&#233;mocratie, dossier de La Vie des id&#233;es, comprenant des entretiens vid&#233;o r&#233;alis&#233;s &#224; l'occasion du forum de Grenoble.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notes
[1] Olivier Schwartz fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'intervention de Louis Chauvel qui a pr&#233;c&#233;d&#233; la sienne lors de la table-ronde &#171; Classes, g&#233;n&#233;rations, &#226;ge &#187; du Forum R&#233;inventer la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;[2] Richard Hoggart, La Culture du pauvre, Paris, &#201;ditions de Minuit, coll. &#171; Le sens commun &#187;, 1970.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;[3] Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet et Yasmine Siblot, La France des petits-moyens, Paris, La D&#233;couverte, coll. &#171; Textes &#224; l'appui / Enqu&#234;tes de terrain &#187;, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;[4] Voir notamment Edmond Pr&#233;teceille, &#171; La s&#233;gr&#233;gation contre la coh&#233;sion sociale : la m&#233;tropole parisienne &#187;, in Hugues Lagrange (dir.), L'&#201;preuve des in&#233;galit&#233;s, Paris, PUF, coll. &#171; Le Lien social &#187;, 2006, p. 195-246.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



	<item>
		<title>Un palais pour la CFDT, un clapier pour SUD-Solidaires !</title>
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		<dc:creator>CSR BZH</dc:creator>

<category domain="http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?rubrique30">Rennes Ville Populaire</category>


		<description>La CFDT 35 vient d'inaugurer un batiment neuf de 2300 m2 qui a cout&#233; 5,2 millions pay&#233;s par la ville et le d&#233;partement 35. Pendant ce temps SUD-Solidaires 35 doit se contenter de quelques m&#232;tres carr&#233;s. On voit qui sont les amis des patrons et du pouvoir politique !

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;La CFDT 35 vient d'inaugurer un batiment neuf de 2300 m2 qui a cout&#233; 5,2 millions pay&#233;s par la ville et le d&#233;partement 35. Pendant ce temps SUD-Solidaires 35 doit se contenter de quelques m&#232;tres carr&#233;s. On voit qui sont les amis des patrons et du pouvoir politique !&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le cancer dans ton barbecue !</title>
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<category domain="http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?rubrique1">Transports</category>


		<description>Des traverses de chemins de fer consid&#233;r&#233;es comme d&#233;chets dangereux, sont utilis&#233;es par la soci&#233;t&#233; SIDENERGIE pour les transformer en charbon de bois commercialis&#233; sous la marque Braisal.

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Des traverses de chemins de fer consid&#233;r&#233;es comme d&#233;chets dangereux, sont utilis&#233;es par la soci&#233;t&#233; SIDENERGIE pour les transformer en charbon de bois commercialis&#233; sous la marque Braisal.&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>La CFDT va pas se battre pour nos Retraites, c'est sur.</title>
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		<description>Voila l'interview du dirigeant de la CFDT, Ch&#233;r&#232;que qui ne dit surtout pas qu'il va se battre pour nos retraites. &lt;br /&gt;10/01/2010 &quot;Pas question de b&#226;cler la r&#233;forme des retraites&quot; Les Echos publient sous ce titre un entretien avec Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que dans leur &#233;dition du 8 janvier 2010. &lt;br /&gt;Comment jugez-vous le climat social ? &lt;br /&gt;Les fermetures de sites font moins la une mais continuent. Le discours politique sur la reprise, trop optimiste, alimente les attentes sur le pouvoir d'achat chez des salari&#233;s qui (...)


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://breizh.syndicaliste.fr/IMG/arton35.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;334&quot; height=&quot;452&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Voila l'interview du dirigeant de la CFDT, Ch&#233;r&#232;que qui ne dit surtout pas qu'il va se battre pour nos retraites.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;10/01/2010 &quot;Pas question de b&#226;cler la r&#233;forme des retraites&quot; Les Echos publient sous ce titre un entretien avec Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que dans leur &#233;dition du 8 janvier 2010.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment jugez-vous le climat social ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les fermetures de sites font moins la une mais continuent. Le discours politique sur la reprise, trop optimiste, alimente les attentes sur le pouvoir d'achat chez des salari&#233;s qui ont consenti beaucoup de sacrifices en 2009. Les n&#233;gociations salariales seront d'autant plus tendues que, avec la hausse a minima du SMIC au 1er janvier, le gouvernement a incit&#233; les entreprises &#224; la mod&#233;ration. Beaucoup d&#233;pendra du niveau r&#233;el de la reprise. Plus elle sera forte, plus les revendications le seront.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et du c&#244;t&#233; des fonctionnaires ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'observe dans la fonction pu blique, en particulier de l'Etat, les m&#234;mes sympt&#244;mes de souffrance que chez P&#244;le emploi ou France T&#233;l&#233;com, avec la m&#234;me origine : la gestion calamiteuse des mutations. La r&#233;forme de l'Etat est men&#233;e n'importe comment. Cela me rappelle la mise en oeuvre des 35 heures &#224; l'h&#244;pital : une approche court-termiste au seul service d'un message politique, sans tenir compte de la r&#233;alit&#233; du travail des agents. Le dialogue social est r&#233;duit &#224; un niveau mis&#233;rable. Il faut s'attendre &#224; d'importants mouvements sociaux et &#224; des r&#233;actions individuelles fortes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quel regard portez-vous sur le conflit dans le RER A ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je suis critique envers les actions qui p&#233;nalisent les usagers. Mais je suis encore plus critique envers la direction de la RATP, qui a refus&#233; tout dialogue. Je m'interroge enfin sur l'attitude du gouvernement. Une semaine avant, il s'&#233;tait pos&#233; en m&#233;diateur sur le conflit des routiers et, l&#224;, il a refus&#233; de jouer ce r&#244;le dans une entreprise publique ! A l'approche des &#233;lections r&#233;gionales, il ne devait pas &#234;tre press&#233; d'apaiser la situation dans une r&#233;gion dirig&#233;e par la gauche...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le secr&#233;taire d'Etat &#224; l'Emploi estime compl&#232;te la bo&#238;te &#224; outils face au ch&#244;mage. Et vous ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut la rendre plus performante en am&#233;liorant le fonctionnement du Fonds d'investissement social (Fiso). Etat, partenaires sociaux, pour l'instant, chacun est crisp&#233; sur sa cassette. Par ailleurs, le Fonds paritaire de s&#233;curisation des parcours professionnels a aussi comme objectif de former les salari&#233;s et les ch&#244;meurs peu ou pas qualifi&#233;s. Il va falloir rapprocher ces deux fonds. Il faut aussi d&#233;velopper le ch&#244;mage partiel, notamment dans les PME. Enfin, renfor&#231;ons encore les moyens du service public de l'emploi. C'est une catastrophe ! P&#244;le emploi a besoin de plus d'emplois stables, il faut titulariser les CDD. On nous annonce encore 120.000 ch&#244;meurs de plus cette ann&#233;e. Le red&#233;marrage de la Bourse n'est pas le signe d'une reprise. Nous serons sortis de la crise quand le ch&#244;mage sera revenu &#224; son niveau de mi-2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que pr&#233;conisez-vous pour les ch&#244;meurs en fin de droits ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question s'inscrit dans celle, plus globale, du pouvoir d'achat. Seules les mesures prises sous la pression de la mobilisation intersyndicale ont permis de le maintenir en 2009. Il faut les pour suivre. Il faut aussi que les salari&#233;s fassent monter la pression dans les entreprises. Concernant les fins de droits, renvoyer le probl&#232;me &#224; l'Unedic comme le fait Laurent Wauquiez, c'est demander aux seuls salari&#233;s du priv&#233; de financer la solidarit&#233; nationale. Ce n'est pas acceptable. L'Etat doit assouplir l'acc&#232;s &#224; l'allocation de solidarit&#233; sp&#233;cifique (ASS) et augmenter son montant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;senterez-vous un candidat &#224; la pr&#233;sidence de l'Unedic ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La CFDT va pr&#233;senter Gaby Bonnand, qui si&#232;ge d&#233;j&#224; au conseil d'administration. Il est naturel pour la seule organisation syndicale ayant sign&#233; l'accord sur l'assurance-ch&#244;mage de d&#233;cembre 2008 d'assumer sa responsabilit&#233;. A la CFDT, nous ne sommes pas schizophr&#232;nes et nous n'avons jamais revendiqu&#233; la pr&#233;sidence d'un organisme quand nous n'avions pas sign&#233; l'accord le r&#233;gissant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment la CFDT aborde-t-elle la r&#233;forme des retraites ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut &#234;tre lucide : le syst&#232;me cr&#233;&#233; en 1945 n'est plus adapt&#233;. Un rafistolage n'est plus possible. Il faut une r&#233;forme d'ampleur du syst&#232;me par r&#233;partition pour faire face au vieillissement de la population, &#224; des carri&#232;res plus erra tiques et &#224; l'enjeu de la p&#233;nibilit&#233; du travail. Les retraites doivent mieux coller aux parcours de vie des assur&#233;s, avec plus de choix personnels et de lisibilit&#233; car le syst&#232;me actuel est trop complexe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que vous d&#233;crivez ressemble au syst&#232;me de retraites par points, l'une des pistes envisag&#233;es. La CFDT y est favorable ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne veux pas choisir aujourd'hui. Ce que je viens de d&#233;crire, c'est la probl&#233;matique sur laquelle nous allons travailler &#224; notre congr&#232;s.
Plusieurs syndicats soulignent que le syst&#232;me par points n'assurera pas l'&#233;quilibre financier des retraites&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est vrai, il n'y a pas de solution miracle. C'est pour cela qu'il faudra mettre tous les param&#232;tres sur la table. Et c'est pourquoi je m'inqui&#232;te du calendrier qui sera retenu. Pour nous, il n'est pas question de laisser le gouvernement boucler une r&#233;forme de cette ampleur en quelques mois, &#224; partir d'avril, pour des raisons purement &#233;lectorales. Il ne faut pas la b&#226;cler. Les d&#233;ficits sont importants mais on n'est pas &#224; six mois pr&#232;s. Le calendrier inscrit dans la loi Fillon pr&#233;voyait un vrai rendez-vous sur les retraites en 2012. C'&#233;tait le bon rythme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nicolas Sarkozy a annonc&#233; que l'&#226;ge l&#233;gal de d&#233;part, aujourd'hui fix&#233; &#224; 60 ans, pourrait &#234;tre report&#233;. Qu'en pense la CFDT ?
Si le chef de l'Etat pr&#233;cipite la r&#233;forme, c'est &#233;vident qu'il privil&#233;giera le report de l'&#226;ge l&#233;gal, qui permet de r&#233;aliser des &#233;conomies &#224; court terme. Si on remet en question les 60 ans, on sanctionne ceux qui ont commenc&#233; &#224; travailler t&#244;t, donc les ouvriers. A la CFDT, nous privil&#233;gions la dur&#233;e de cotisation pour r&#233;former sur le long terme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le leader de la CFTC, Jacques Voisin, a accus&#233; la CFDT de se &#171; compromettre &#187; avec le patronat et le gouvernement. Que lui r&#233;pondez-vous ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'insulte n'est pas notre mode de communication. Il d&#233;passe les bornes. Sur le terrain, beaucoup de militants CFTC ne partagent pas son point de vue et rejoignent nos &#233;quipes, comme &#224; la SNCF ou chez AXA. Jacques Voisin a tort de jouer le repli sur soi. Plus les syndicats collaboreront sereinement, plus ils seront forts. C'est pourquoi il faut continuer de faire vivre l'intersyndicale malgr&#233; les tensions li&#233;es &#224; la r&#233;forme de la repr&#233;sentativit&#233;. Contrairement &#224; Jacques Voisin, Alain Olive (Unsa), lui, l'a bien compris.
Comment qualifier vos relations actuelles avec la CGT ?
Je suis pragmatique. Les deux premi&#232;res centrales ont une responsabilit&#233; &#224; assumer, qui passe par un dialogue serein. C'est s&#251;r, nous avons et nous aurons des d&#233;saccords. L'essentiel est de les assumer et de s'assurer qu'ils ne d&#233;bouchent plus sur des d&#233;chirements et des drames.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Charles Simon, directeur g&#233;n&#233;ral d&#233;l&#233;gu&#233; du Medef, a d&#233;missionn&#233;. Craignez-vous que les tensions au sein du patronat paralysent le dialogue social ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le patronat a d&#233;j&#224; envoy&#233; un tr&#232;s mauvais signal en refusant de n&#233;gocier sur le dialogue social dans les TPE. Le Medef et la CGPME renient les engagements pris dans la r&#233;forme de la repr&#233;sentativit&#233;. C'est un sympt&#244;me grave. On parle beaucoup de la faiblesse des syndicats, mais je constate d&#233;sormais surtout celle du patronat.
Propos recueillis par Vincent Collen, Le&#239;la de Comarmond, et Derek Perrotte&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Demande de local : Intervention de Solidaires35 au conseil municipal de Rennes </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>CSR BZH</dc:creator>

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		<dc:subject>Editorial</dc:subject>
		<dc:subject>Annonce</dc:subject>

		<description>Mesdames les Conseill&#232;res municipales, messieurs les Conseillers municipaux, &lt;br /&gt;Lors du Conseil municipal du 8 f&#233;vrier dernier, interpell&#233;e par un &#233;lu au sujet de l'attribution d'un nouveau local &#224; la FSU, madame App&#233;r&#233; d&#233;clarait que &#171; tous les syndicats sont log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne &#187;. C'est un mensonge &#233;hont&#233; ! &lt;br /&gt;La Ville de Rennes est en train de construire un b&#226;timent de 2 300 m&#178; pour la CFDT, elle s'appr&#234;te &#224; reloger la CGT sur une surface &#233;quivalente, la FSU vient de se voir attribuer 400 m&#178; et l'UNSA (...)


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://breizh.syndicaliste.fr/IMG/arton34.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;109&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mesdames les Conseill&#232;res municipales, messieurs les Conseillers municipaux,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://breizh.syndicaliste.fr/dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Lors du Conseil municipal du 8 f&#233;vrier dernier, interpell&#233;e par un &#233;lu au sujet de l'attribution d'un nouveau local &#224; la FSU, madame App&#233;r&#233; d&#233;clarait que &#171; tous les syndicats sont log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne &#187;. C'est un mensonge &#233;hont&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Ville de Rennes est en train de construire un b&#226;timent de 2 300 m&#178; pour la CFDT, elle s'appr&#234;te &#224; reloger la CGT sur une surface &#233;quivalente, la FSU vient de se voir attribuer 400 m&#178; et l'UNSA dispose de locaux d'une surface &#233;quivalente. Pendant ce temps, l'Union syndicale Solidaires, qui regroupe entre autres les syndicats SUD et dont la repr&#233;sentativit&#233; est &#233;gale ou sup&#233;rieure &#224; celles de la FSU ou de l'UNSA, n'a toujours droit, malgr&#233; des demandes r&#233;p&#233;t&#233;es, qu'&#224; deux petits bureaux d'un total de... 15 m&#178;. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, pensant na&#239;vement que cela faciliterait notre demande, nous ne demandions que deux ou trois bureaux et une salle de r&#233;union, pour un total que nous estimions au maximum &#224; 80 m&#178;. Et pourtant la Ville de Rennes nous ballade depuis des ann&#233;es, de &#171; nous n'avons pas de locaux &#187; &#224; &#171; attendez six mois la prochaine commission d'attribution &#187;, en passant par des propositions &#8211; vite retir&#233;es &#8211; de locaux insalubres. Aujourd'hui nous constatons qu'il a &#233;t&#233; possible de trouver, qui plus est &#171; dans l'urgence &#187;, de grands locaux pour la FSU. Nous en tirons les conclusions qui s'imposent et demandons d&#233;sormais nous aussi 400 m&#178;, en pr&#233;cisant que c'est urgent. Devrons-nous saisir la Halde pour discrimination syndicale ? Devrons-nous saisir la Justice, comme nous avons d&#233;j&#224; d&#251; le faire pour obliger le Pr&#233;fet de r&#233;gion &#224; faire entrer Solidaires au Conseil &#233;conomique et social r&#233;gional, &#224; &#233;galit&#233; avec la FSU et l'UNSA ? Pourquoi cette sp&#233;cificit&#233; rennaise, quand on sait que Solidaires ne rencontre pas de telles difficult&#233;s avec les autres municipalit&#233;s bretonnes, quelles que soient leurs couleurs politiques ? Merci de nous r&#233;pondre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://breizh.syndicaliste.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Solidaires35&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;a href=&quot;http://solidaires35.free.fr/spip.php?article29&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



	<item>
		<title>Lettre ouverte aux &#233;lus de gauche de la ville de Rennes. Mais en restent ils ?</title>
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		<dc:date>2010-03-27T10:13:49Z</dc:date>
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<category domain="http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?rubrique32">\/\/\/\/\/\/</category>


		<description>La politique de la ville de Rennes en mati&#232;re d'acc&#232;s aux &#233;quipements collectifs a des cons&#233;quences dans les domaines sociaux et culturels depuis de longs mois. Il est temps que les m&#233;contentements d&#233;bouchent sur l'action politique collective et unitaire de ceux et celles qui pensent que Rennes doit rester une ville populaire. C'est le seul objet de cette contribution &#233;crite, en aucun cas nous ne revendiquons le leadership de la contestation de cette politique, nous nous permettons simplement d'y (...)

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&lt;a href="http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?rubrique32" rel="directory"&gt;\/\/\/\/\/\/&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;La politique de la ville de Rennes en mati&#232;re d'acc&#232;s aux &#233;quipements collectifs a des cons&#233;quences dans les domaines sociaux et culturels depuis de longs mois. Il est temps que les m&#233;contentements d&#233;bouchent sur l'action politique collective et unitaire de ceux et celles qui pensent que Rennes doit rester une ville populaire. C'est le seul objet de cette contribution &#233;crite, en aucun cas nous ne revendiquons le leadership de la contestation de cette politique, nous nous permettons simplement d'y faire figurer, outre un cours rappel historique, quelques propositions alternatives pour construire l'unit&#233; populaire.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Depuis de longs mois le collectif de soutien aux personnes sans papiers de la ville de Rennes et le comit&#233; Rennais &quot;Droit au Logement&quot; organisent des actions de solidarit&#233; concr&#232;tes avec les sans papiers et les demandeurs d'asile. Cela les am&#232;ne fr&#233;quemment &#224; occuper des lieux soit pour entamer un rapport de force politique, soit simplement pour assurer l'h&#233;bergement en plein hiver de ceux qui se trouvent les plus d&#233;munis.
Nous pensons que la mairie de Rennes peut faire mieux que de c&#233;der de temps &#224; autre &#224; des nuits d'h&#244;tels pour les demandeurs d'asile et de critiquer la politique r&#233;pressive de l'&#233;tat.
L'action du DAL et du comit&#233; de solidarit&#233; des personnes sans-papiers de Rennes s'inscrit en droite ligne dans l'action des bourses du travail unitaire du d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle. C'est dans ces endroits que s'organisait la solidarit&#233; avec les travailleurs les plus d&#233;munis sur le plan social (repas, h&#233;bergement. travail...) et culturel (alphab&#233;tisation, auto &#233;ducation, hygi&#232;ne, activit&#233;s artistiques, galas et meeting de soutien...) au d&#233;but du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent en Bretagne.
La n&#233;cessite d'une bourse du travail unitaire se fait ressentir pour l'activit&#233; de ceux et celles qui se battent pour et avec les travailleurs sans-papiers mais aussi parmi ceux qui &#339;uvrent &#224; la construction d'un syndicalisme de combat et de proximit&#233;. Qui peut dire qu'&#224; Rennes on peut continuer &#224; faire fi de l'&#233;volution du mode d'auto organisation des travailleurs et des pr&#233;caires ?
Des orgas syndicales comme SOLIDAIRES 35 rassemblant plus de 1000 salari&#233;s sur le d&#233;partement et actifs dans de nombreux mouvements sociaux doivent se contenter de 30 m2 !
Lors de la manifestation r&#233;gionale des ch&#244;meurs et pr&#233;caires en d&#233;cembre dernier, les manifestants n'ont pu se r&#233;unir comme pr&#233;vu &#224; la maison des associations du Champ de mars. Les forces de l'ordre ont pu leur tendre un guet-apens qui a eu des cons&#233;quences m&#233;dicales et judiciaires.
Une mairie se pr&#233;tendant de gauche, o&#249; si&#232;gent des &#233;lus se revendiquant du socialisme et du communisme et qui portent des projets de centre des congr&#232;s d'affaires au couvent des jacobins et qui renoncent &#224; trouver une solution durable permettant l'auto organisation des travailleurs (avec ou sans papier) des pr&#233;caires qu'apporterait la mise en place d'une Bourse du Travail unitaire, est une mairie de droite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) En mati&#232;re d'&#233;quipement culturel garantissant l'acc&#232;s de la jeunesse et des couches populaires aux loisirs et &#224; la musique la ville de Rennes nous semble en retard de plusieurs m&#233;tros.
Tout le monde s'accorde &#224; le dire l'&quot;&#233;tage&quot; salle du libert&#233; ne convient pas au regard des tarifs aux besoins des petites assos (1300 &#224; 2300 euros pour un soir&#233;e. !).
La politique visant &#224; la r&#233;novation du vieux-centre s'apparente pour beaucoup &#224; une tentative de gentryfication pour attirer toujours plus de gens ais&#233;s &#224; Rennes gr&#226;ce &#224; la LGV et &#224; des programmes de mises en place de lieux de prestige. Bien que cherchant &#224; englober le tout dans un discours hypocrite sur l'attractivit&#233;, la s&#233;curit&#233;, cela masque mal le d&#233;sir de virer petites gens et autres f&#234;tards et marginaux du centre-ville.
Cette attitude est liberticide car elle l&#233;gitime toutes les r&#233;pressions comme ce fut le cas en d&#233;cembre dernier o&#249; des dizaines de policiers surarm&#233;s sont venus expulser le squat de la rue de Paris qui &#233;tait vide....et ce sur demande de la mairie de Rennes.
Nous ne pouvons nous livrer &#224; un historique du mouvement squatteur &#224; Rennes, mais sa persistance du squatt de la rue des Trentes en 1990 jusqu'&#224; nos jours montre bien qu'aucune forme de r&#233;pression ne viendra &#224; bout de ce ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est par ce qu'il n'existe aucun endroit alternatif pour construire des moments non bas&#233;es sur la rentabilit&#233; que certains font le choix de faire vivre des lieux occup&#233;s.
Dans de nombreuses villes d'Europe (Bern, Strasbourg, en Italie, dans les Pays Catalans, au Pays Basque...) il existe des lieux permettant &#224; la jeunesse urbaine de s'auto-organiser sur le plan culturel dans un cadre non marchand. Ces lieux sont autog&#233;r&#233;s par leurs utilisateurs et non r&#233;prim&#233;s, voir soutenus par les institutions municipales.
Dans ces lieux l'acc&#232;s est garanti aux petites associations de par des tarifs bas et la politique des prix d'acc&#232;s public est volontairement tr&#232;s bon march&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela est il encore possible &#224; Rennes ? C'est en tout cas n&#233;cessaire. Il faudra bien le rappeler. Surtout quand une municipalit&#233; participe avec d'autres (conseil g&#233;n&#233;ral &quot;socialiste&quot; et conseil r&#233;gional &quot;de gauche&quot;, et Rennes M&#233;tropole &quot;de gauche&quot;...) &#224; des op&#233;rations comme les colloques &quot;LIBERATION&quot;. Dont le premier il y a un an a cout&#233; 500 000 euros...Continuer &#224; draguer les laudateurs de la LGV qui se p&#226;ment dans ce genre de colloques (interdits &#224; certains militants) o&#249; des intellectuels parisiens et autres ministres viennent nous expliquer la vie, semblent &#234;tre une des priorit&#233;s de la municipalit&#233; &quot;socialiste&quot; Rennaise.
Cette ann&#233;e le colloque &quot;LIBERATION&quot; donne lieu une fois de plus &#224; une d&#233;bauche de dispositifs s&#233;curitaires. Il a cout&#233; seulement 250 000 euros... Il est encore une fois financ&#233; par la ville de Rennes, Rennes M&#233;tropole.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec de telles sommes, n'aurait on pas pu satisfaire la demande sociale en mati&#232;re d'&#233;quipements collectifs tels que nous les avons &#233;voqu&#233; plus haut ?
Nous ne sommes sans doute pas les seuls &#224; le penser. Aux derni&#232;res &#233;lections municipales une liste appel&#233;e &quot;Rennes &#224; gauche&quot; avait rassembl&#233; pr&#232;s de 3000 voix sur un programme assumant clairement ces deux revendications. Nous souhaitons simplement par cette lettre souligner que ceux qui g&#232;rent cette ville n'ont pas les priorit&#233;s qui incombent &#224; une mairie se revendiquant de la gauche.
Nous avons pour seule ambition d'initier un d&#233;bat populaire. C'est pourquoi nous adresserons ces r&#233;flexions &#224; tous les conseillers municipaux de Rennes se revendiquant de la gauche. Nous pensons que certaines des questions et id&#233;es port&#233;es ici m&#233;ritent
r&#233;ponse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A moins bien sur qu'il n'y ait aucun &#233;lu de gauche &#224; la mairie de Rennes ?
Alors il y a quelqu'un ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Breizhistance/Parti Socialiste de Bretagne . Section Rennaise&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>De W.Shakespeare sur l'argent</title>
		<link>http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?article29</link>
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		<dc:date>2010-03-23T21:00:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>CSR BZH</dc:creator>

<category domain="http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?rubrique20">Entre nous</category>

		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>&quot; De l'or ! De l'or jaune, &#233;tincelant, pr&#233;cieux ! Non, dieux du ciel, je ne suis pas un soupirant frivole...ce peu d'or suffirait &#224; rendre blanc le noir, beau le laid, juste l'injuste, noble l'inf&#226;me, jeune le vieux, vaillant le l&#226;che...cet or &#233;cartera de vos autels vos pr&#234;tres et vos serviteurs ; il arrachera l'oreiller de dessous la t&#234;te des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, b&#233;nira les maudits, fera adorer la l&#232;pre livide, donnera aux voleurs places, titres, hommage et (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&quot; De l'or ! De l'or jaune, &#233;tincelant, pr&#233;cieux ! Non, dieux du ciel, je ne suis pas un soupirant frivole...ce peu d'or suffirait &#224; rendre blanc le noir, beau le laid, juste l'injuste, noble l'inf&#226;me, jeune le vieux, vaillant le l&#226;che...cet or &#233;cartera de vos autels vos pr&#234;tres et vos serviteurs ; il arrachera l'oreiller de dessous la t&#234;te des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, b&#233;nira les maudits, fera adorer la l&#232;pre livide, donnera aux voleurs places, titres, hommage et louange sur le banc des s&#233;nateurs ; c'est lui qui pousse &#224; se remarier la veuve &#233;plor&#233;e. Celle qui ferait lever la gorge &#224; un h&#244;pital de plaies hideuses, l'or l'embaume, la parfume, en fait de nouveau un jour d'avril. Allons, m&#233;tal maudit, putain commune &#224; toute l'humanit&#233;, toi qui mets la discorde parmi la foule des nations...&quot;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Unit&#233; et action &#224; partir du 23 mars !</title>
		<link>http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?article2</link>
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		<dc:date>2010-03-20T21:30:44Z</dc:date>
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		<dc:creator>CSR BZH</dc:creator>

<category domain="http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?rubrique1">Transports</category>

		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>Les f&#233;d&#233;rations syndicales se rencontrent lundi 8 mars ; apr&#232;s la gr&#232;ve du 3 f&#233;vrier, pour SUD-Rail il faut construire un mouvement reconductible tous services, pour &#233;tablir un rapport de force qui permette de nous faire entendre. &lt;br /&gt;Les f&#233;d&#233;rations syndicales se rencontrent lundi 8 mars ; apr&#232;s la gr&#232;ve du 3 f&#233;vrier, pour SUD-Rail il faut construire un mouvement reconductible tous services, pour &#233;tablir un rapport de force qui permette de nous faire entendre. &lt;br /&gt;La direction SNCF ne r&#233;pond pas aux (...)


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&lt;a href="http://breizh.syndicaliste.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://breizh.syndicaliste.fr/IMG/arton2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;67&quot; height=&quot;51&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Les f&#233;d&#233;rations syndicales se rencontrent lundi 8 mars ; apr&#232;s la gr&#232;ve du 3 f&#233;vrier, pour SUD-Rail il faut construire un mouvement reconductible tous services, pour &#233;tablir un rapport de force qui permette de nous faire entendre.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les f&#233;d&#233;rations syndicales se rencontrent lundi 8 mars ; apr&#232;s la gr&#232;ve du 3 f&#233;vrier, pour SUD-Rail il faut construire un mouvement reconductible tous services, pour &#233;tablir un rapport de force qui permette de nous faire entendre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La direction SNCF ne r&#233;pond pas aux revendications port&#233;es le 3 f&#233;vrier par des milliers de cheminot-e-s gr&#233;vistes ! Elle pense qu'il suffit de proposer de nouvelles r&#233;unions aux f&#233;d&#233;rations pour nous satisfaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;P&#233;py annonce qu'il veut d&#233;truire le RH 0077 et augmenter le temps de travail des cheminot-e-s travaillant pour l'Activit&#233; TER, sans renoncer &#224; le faire pour ceux du Fret, et dans l'attente de lancer la m&#234;me chose pour l'Activit&#233; SNCF Voyages.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour SUD-Rail c'est inadmissible, les cheminot-e-s attendent des mesures concr&#232;tes sur l'emploi, sur les salaires, sur les retraites, &#8230; et ils/elles sont pr&#234;t-e-s &#224; lutter pour avoir satisfaction !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais sans un rapport de force &#224; la hauteur des attaques, la direction SNCF et le gouvernement vont poursuivre le d&#233;mant&#232;lement l'entreprise publique et continuer de pr&#233;cariser nos conditions de travail et nos vies.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est pour cette raison que nous pensons qu'il faut un mouvement national, tous services, reconductible en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales et coordonn&#233; par les f&#233;d&#233;rations !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'unit&#233; est une des pr&#233;occupations de SUD-Rail, c'est pourquoi nous proposerons la semaine prochaine aux autres organisations syndicales un appel &#224; la gr&#232;ve unitaire d&#232;s le 23 mars.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement pr&#233;pare une nouvelle contre-r&#233;forme sur les retraites : le 23 mars doit &#234;tre un mouvement national de gr&#232;ves et manifestations dans tout le pays pour le faire reculer !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous proposons que cette date soit le d&#233;but d'un conflit &#224; la SNCF qui doit contraindre la direction &#224; prendre en compte les nombreux mouvements revendicatifs qui touchent toutes les fili&#232;res (Trains, Traction, Commercial, Equipement, Transport, Mat&#233;riel, SUGE, Administratifs &#8230;) et contraindre le gouvernement &#224; renoncer &#224; son projet politique de nous mettre en pi&#232;ces.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Unifions-nous dans un mouvement rassemblant secteur public, secteur priv&#233;, retrait&#233;-e-s, ch&#244;meurs/ses&#8230; pour exiger une meilleure r&#233;partition des richesses !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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